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RECHERCHES SCIENTIFIQUES Mes recherches en sciences de l'information et de la communication s'organisent à partir de trois projets de recherche auxquels j'ai participé : l'histoire et l'épistémologie des savoir-faire, la recherche d'information avec des traces numériques et l'enseignement de l'écriture numérique.

Dans une dernière partie, ici intitulée “science”, j'interroge les moyens de la science (outils informatiques, anglais scientifique…) et ses fins (éthique), en fonction de l'actualité.

Eclore et Zotero pour vos références bibliographiques

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J'ai participé au projet Eclore : Evaluation et Comparaison de LOgiciels de gestion de REférences bibliographiques. Dans ce cadre, j'ai analysé le logiciel Zotero en fonction d'une liste de questions. Par la suite, sur le site d'Eclore, il doit être possible de comparer les fonctionnalités de zotero à celles d'endnote par exemple. Voici ma note sur l'ergonomie de zotero :

Ergonomie pas vraiment structurée, mais prise en main assez rapide. L'usage de fonctions avancées requiert cependant une attention plus grande. Sur de petits écrans, l'utilisation est un peu délicate car en largeur, les trois colonnes prennent beaucoup de place…

Pour lire ma fiche descriptive complète, lire ce billet en entier.

Au dernières informations, le juge n'a pas suivi l'accusation de “reverse engeneering” portée par Endnote contre Zotero.


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2009-08-25 07:36:38 · Thibaud Hulin

Ne laissez pas de trace... dans la nature !

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S'il peut être utile de laisser des traces autour dans votre environnement numérique et culturel, ce n'est pas forcément conseillé dans la nature. Pour réduire votre empreinte écologique, l'association Leave No Trace - center for outdoor ethic peut vous y aider. The Good Human relaie cette initiative depuis le 5 août dernier en rappelant quelques principes de base au moment des vacances dans la nature :

  • Apprenez la règlementation de la région que vous visite
  • Utilisez une carte et une boussole afin d'éviter de marquer votre passage
  • Protégez les zones riveraines du camping
  • Privilégiez les petits terrains de camping
  • Faites des activités dans les zones où la végétation est absente
  • Emportez dans votre sac vos déchets

Photo : woodleywonderworks, photographic proof NASA faked the moon landing

2009-08-05 17:43:06 · Thibaud Hulin

QQOQCP

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L'outil Qui fait Quoi , Où  Quand  Comment  Combien  et Pourquoi (dit QQOQCP ou 5 Ws en anglais) est beaucoup utilisé par les journalistes, par la police, les étudiants qui rédigent une dissertation, bref par tous ceux qui posent des questions. Il vous sera très utile pour structurer votre recherche d'information : avant l'action, pour réfléchir à votre problématique ; et pendant, pour évaluer les sources que vous rencontrez.

D'après D. W. Robertson, l'outil QQOQCP (5Ws en anglais) ne provient pas de Quintilien, qui n'aurait fait que discuter ces “lieux de discussion” sans les mettre en question, mais du rhéteur grec Hermagoras de Temnos auquel se réfère Saint-Augustin.

Référence de la source :

D. W. Robertson, A Note on the Classical Origin of “Circumstances”, in the Medieval Confessional, Jr. Studies in Philology, Vol. 43, No. 1 (Jan., 1946), pp. 6-14 (article consists of 9 pages), published by: University of North Carolina Press, URL: http://www.jstor.org/stable/4172741

Malheureusement je n'ai pas d'abonnement à JSTOR et je ne parviens pas à accéder à l'article complet.

Ce fait est signalé dans les articles wikipedia QQOQCP et surtout Five WS, ce dernier contenant de nombreuses références philologiques de qualité.

Photo : Question the answers, walknBoston

Sécurité et vie privé (grand débat du CNRS) : responsabilité du chercheur

http://www.cnrs.fr/lesgrandsdebats/spip.phparticle2

Le CNRS a organisé le 29 mai dernier un débat de qualité sur le traçage et ses avatars. La vidéo (podcast-able) est toujours disponible sur le site du CNRS. Je l'avais dans mon disque dur depuis un moment, je viens de l'écouter. Prévoyez un long ménage, le débat dure une heure et demi !

Mon impression est que l'accent porte, avec raison, sur nos inquiétudes concernant une vie privée qui tend à se réduire de plus en plus face à des stratégies industrielles et gouvernementales qui complexifient fortement le rapport entre intimité et information.

Par rapport aux autres intervenants, seul l'informaticien invité montrait une certaine indifférence face aux conséquences de ses recherches. Ou bien il séparait la casquette de citoyen, celle du chercheur et celle du philosophe qu'il considère être un autre métier. Ou encore il considérait les ”'bonnes raisons” pour lesquelles une recherche de traçage démarre. Or comme cela a été justement dit par Meryem Marzouki, le problème ne réside pas dans les innovations individuelles. Car on est face à un traçage “de masse” de l'individu, avec des risques sur les usages futurs de ces technologies.

Je confirme cette tendance selon laquelle la majorité des chercheurs distingue à l'extrême les fonctions et dépendent de plus en plus des crédits accordés à telle ou telle recherche. Cependant, il y a aussi des informaticiens et des chercheurs qui ont conscience de leur responsabilité pour la société à venir : ne l'oublions pas !

Dans ce dabat, j'ai bien aimé les interventions de :

Photo : laverrue, James, I think your cover's blown!

2009-07-11 15:30:35 · Thibaud Hulin

traçabilité et réseaux

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Michel Arnaud et Louise Merzeau ont coordonné le dernier numéro (53) de la revue de Dominique Wolton “Hermès”, intitulé “traçabilité et réseaux”. Les résumés des articles sont disponibles ici : http://www.larevuehermes.cnrs.fr/spip.php?article201. C'est une série d'articles de très bonne qualité, pluridisciplinaires, qui porte sur la place de l'individu dans les systèmes d'information à bases de traces d'activité.

Voici le texte de la présentation du numéro :

Utilisateur ou non d’Internet, chaque citoyen est aujourd’hui repérable par les données qu’il laisse, ou que d’autres laissent sur lui, à travers quantité de dispositifs : cartes à puce, courriels, moteurs de recherche, téléphonie, etc. Ces traces emmagasinées par les réseaux constituent un objet scientifique en même temps qu’un enjeu stratégique pour les États comme pour les entreprises.Les sciences de la communication étudient l’usager à travers ses pratiques, ses représentations et ses statistiques d’audience. Il faut désormais s’intéresser aussi à son « ombre numérique ». L’individu – assimilé à des profils qu’il définit ou qu’on élabore à son insu – voit son identité et sa sociabilité transformées dans le sens d’une indexation généralisée. Brouillant les frontières entre espaces public et privé, le traçage n’est pas pour autant un dysfonctionnement des réseaux, mais une condition de leur efficacité. Sans cette mobilisation des traces, l’information ne pourrait être ni personnalisée ni interconnectée.Renforcées par la pression sécuritaire, les tentations de contrôle sont maintenant décuplées (fichiers de police, surveillance au travail, dans la rue, à l’école). Alors que l’opinion publique et les gouvernements commencent à prendre conscience du problème, il faut chercher des modèles alternatifs au libre-échange des données personnelles, pour mettre en place un habeas corpus numérique et normaliser la protection de l’individu. Afin d’éclairer les ambiguïtés de la situation présente, ce numéro d’Hermès fait appel à des spécialistes des médias et des nouvelles technologies, à des sociologues, des juristes, des économistes, des représentants de la CNIL, et à des professionnels de l’information. La confrontation de ces divers domaines de compétence donne au lecteur des clés pour saisir, sans les simplifier, les enjeux de l’intelligence numérique.

Photo : juvertson, Internet Splat Map

Liberté d'expression

farm3.static.flickr.com_2459_3647271710_8a4e05c450.jpg A la suite de nombreux commentaires sur mon billet précédent à 99% encourageant (moins deux posts désagréables, mais vous êtes sur mon blog), et compte-tenu du peu de temps dont je dispose, je voudrais ici prolonger notre réflexion sur le prétendu devoir de réserve des fonctionnaires.

Avant cela, je signale que je vais reprendre mon activité de blogueur scientifique, donc cette affaire n'apparaitra plus en première page. Pour rappel, il suffit de cliquer sur le titre d'un post pour avoir le lien vers le texte et les commentaires seuls, et j'ai créé une sous-rubrique “liberté d'expression”. Il est possible de s'y abonner via un fil RSS.

Ensuite, au bureau, nous sommes en réflexion sur cette question avec plusieurs collègues. Il est possible qu'une commission interne soit créée, mais l'affaire est sensible et nous avons énormément d'obligations qui nous laisse peu de temps pour une réflexion sur notre métier.

Ce texte comporte trois parties :

  • l'expression personnelle sur la place publique
  • l'expression personnelle des fonctionnaires
  • pour une éthique déontologique de métier


Photo : natalienerksa, nothing to worry about.

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2009-07-01 12:55:23 · Thibaud Hulin

Censure de mon blog

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Mon blog scientifique, initialement hébergé par mon laboratoire de recherche, est devenu public à la suite de mon positionnement au sujet au sujet de l'affaire Vincent Geisser. Dans ce billet, je rappelle les faits, et je discute la décision qui a entraîné la censure (provisoire) de mon blog.

Photo : Bixentro, Censored Graff.

Mise à jour au 15/12/2009.Suite à cette affaire pour le moins imprévue, un comité de réflexion a été créé au LIRIS baptisé provisoirement “éthique et déontologie”. Il fonctionne de manière informel et n'admet que des volontaires. Sa création a été soutenue par le directeur du laboratoire notamment. Je me réjouis de la création de cette “instance des sages”, à laquelle je participe, et qui vise à montrer qu'au-délà des réactions “à chaud”, cette affaire reste complexe. Elle montre que les liens entre espace privé, espace public et espace professionnel sont en interaction. Les échanges y sont indispensables, mais ils ne peuvent être régit par l'arbitraire.

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2009-06-19 07:27:01 · Thibaud Hulin

Contrôle de l'information au CNRS

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L'information au CNRS est contrôlée, pas seulement surveillée.

En témoigne le différent entre Joseph Illand, fonctionnaire de sécurité défense (FSD) au CNRS depuis 2003, chargé de la protection des intérêts fondamentaux pour la nation, et Vincent Geisser, politologue et spécialiste de l'Islam. Ce dernier est convoqué devant les instances du CNRS le 29 juin prochain pour “manquement grave à l'obligation de réserve” selon sa convocation (source Mediapart).

Un courrier a été envoyée en réponse par Valérie Pécresse à Esther Benbassa, directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études, mercredi 10 juin. La ministre refuse de se positionner sur l'affaire, mais affirme qu'elle suivra son déroulement et reconnait qu'il est de sa responsabilité de “garantir la liberté de pensée et d'opinion des chercheurs”. La plainte en justice de M. Illand et la procédure disciplinaire engagée par la direction du CNRS concerne une phrase écrite dans un email privé par M. Geisser qui compare M. Illand à un nazi, mais diffusé à son insu sur un blog. On ne peut qu'être satisfait de la colère de M. Illand qui fort heureusement ne se reconnait pas dans cette description. Cependant, pour M. Geisser, il semblerait que le haut fonctionnaire “harcelerait” M. Geisser depuis plusieurs années.

De plus, cette affaire fait suite au soutien que M. Geisser le 9 avril dernier à une étudiante doctorante de Toulouse licenciée pour avoir « persisté à porter un voile couvrant entièrement sa chevelure, destiné à marquer manifestement son appartenance à une religion ». La correspondance échangée serait liée à cette affaire. M. Geisser mentionne aussi un email envoyé par M. Illand, en 2008 , lui [à M. Roy] “reprochant de mieux traiter l'islam que le christianisme”. Un Collectif pour la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs de la fonction publique appelle à signer une pétition en soutien à M. Geisser :

http://petition.liberteintellectuelle.net/

Je vous encourage à signer comme moi cette pétition.

Photo : James Stickley, Prometheus (ca. 1900), Reinhold Begas (Berlin).

Technorati Profile

2009-06-11 09:37:15 · Thibaud Hulin

Evaluer et documentariser la recherche d'information

evaluate_web.jpg, août 2009

Voici un outil pour évaluer et peut-être structurer votre recherche d'information. Il s'inspire de différentes fiches qui ont servi à l'évaluation de la recherche d'information à DocINSA. Il comporte une double notation sur 20, les autres chiffres sont des éléments hiérarchisés de la notation.

Sans doute est-il perfectible ? Avec quelles théorie de la pédagogie à la recherche d'information est-il compatible ?

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Analyser la sémantique de l'activité

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Par sémantique de l'activité, j'entends l'interprétation qu'une ou plusieurs personnes font d'une activité, en tant qu'il l'analyse, l'interprète, dans le but de réaliser une autre activité. Dans le cas de la recherche d'information que je tente de modéliser, il s'agit de définir les segmentations et les pointages significatifs qu'opère un chercheur afin de poursuivre son activité de recherche.
Pour cela, j'ai réalisé un enregistrement vidéo de l'activité de recherche d'information de cinq étudiants. Pendant une dizaine de minutes ils effectuent une recherche, puis ils la racontent et annoncent ce qu'ils vont faire. Ensuite ils la poursuivent 10 encore minutes, et nous procédons à la même interview. Enfin ils rédigent un papier destiné au partage. Pour l'instant, je retranscris actuellement leur interview et je vais analyser le tout. À ce sujet, avez-vous des idées, des références

Pour la partie analyse des discours, c'est visiblement les méthodes qualitatives qui sont concernées. Voici le résultat d'une petite recherche bibliographique à ce sujet :

  • K. Roulston, “Close encounters of the'CA'kind: a review of literature analysing talk in research interviews,” Qualitative Research 6, no. 4 (2006): 515.  
  • Daniel G. Oliver, Julianne M. Serovich, et Tina L. Mason, “Constraints and Opportunities with Interview Transcription: Towards Reflection in Qualitative Research,” Social forces; a scientific medium of social study and interpretation 84, no. 2 (Décembre 2005): 1273–1289.  
  • E. Dortins, “Reflections on phenomenographic process: Interview, transcription and analysis,” Quality Conversations (2002): 207–213.  
  • Richard H. Hycner, “Some guidelines for the phenomenological analysis of interview data,” Human Studies 8, no. 3 (1985): 279-303, doi:10.1007/BF00142995.  
  • J. C. Lapadat et A. C. Lindsay, “Transcription in research and practice: From standardization of technique to interpretive positionings,” Qualitative Inquiry 5, no. 1 (1999): 64.

Photo : dullhunk, Semantic Web Rubik's Cube.

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