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Communication et langage

Plan

  • La conception classique
  • Langage et logique
  • Les philosophies du langage ordinaire : J.L Austin
  • L'énonciation, la théorie des actes de langage
  • Théorie moderne de la communication
  • Informer et communiquer
  • L'implicite
  • Les maximes de conversation
  • Mise en pratique

La conception classique

La communication est un code :

  • Le langage possède donc une fonction de représentation de la pensée.
  • Les phrases rendent les pensées accessibles à autrui.
  • Les mots sont associés aux idées que contient la pensée.
  • Les mots sont des signes linguistiques en association, c'est un codage symbolique.

Biblio : Arnauld et Lancelot, Grammaire générale et raisonnée, II,I, republications Paulet, 1969, pp. 22-24.

Langage et logique

Les logiciens philosophes du début du XXe, Frege, Russell, focalisaient leur attention sur :

  • la forme logique des phrases ;
  • leur valeur de vérité ou de fausseté ;
  • l'étude du langage comme instrument du raisonnement mathématique.

Les philosophies du langage ordinaire

Pour l'école d'Oxford, l'accent est porté sur :

  • l'usage du langage plutôt que son fondement logique ;
  • l'énonciation plutôt que sur la phrase, l'énoncé ;

Ainsi, la phrase ne véhicule une information que si elle permet à un locuteur de réaliser un acte : assertion, question…

L'énonciation

John Langshaw Austin, représentant de l'école d'Oxford, distingue :

  • les énoncés constatifs  ;
    • qui décrivent la réalité
    • reflètent des états de chose
    • sont susceptibles de vérité ou de fausseté.
  • des énoncés performatifs, contre l'“illusion descriptive” du langage.

La théorie des actes de langage

Pour Austin, les actes de langage ont lieu dans des circonstances appropriées.

  • Si l'acte performatif ne correspond pas à la situation : il n'est pas dit faux mais malheureux, car l'acte visé ne s'est pas accompli.
  • Le langage est replacé dans son cadre social et institutionnel.
  • Les mots, comme les rites religieux ou les incantations magiques, obéissent à des règles communautaires.

Théorie moderne de la communication

Pour Grice :

  • Toute communication est intentionnelle, elle suppose des significations non naturelles (NN).
  • La signification naturelle (symptôme, indice…) est donc exclue de la communication.

Biblio : Grice, “Meaning”, in The philosophical review, 66, 1957, pp. 677-688.

Informer et communiquer

Pour Grice, communiquer suppose :

  • que l'intention de communication du locuteur soit identifiée.
  • qu'il y ait un indice non naturel qui permette d'inférer le contenu des pensées ;

Ainsi, la pensée est antérieure au langage. Notre comportement linguistique est dirigé par des intentions de signification.

L'implicite

Le linguiste Oswald Ducrot critique le modèle classique de la communication comme code :

  • le message codé de la théorie de l'information déploie sa signification explicite  ;
  • alors que l'implicite prolifère dans toute communication.
  • La langue reste (comme chez Saussure) un système autonome de la réalité :
  • la pragmatique est intégrée à la linguistique.

Les maximes de conversation (1/2)

Dans ses conférences sur John Locke, Grice remarque que dans une conversation :

  • certains énoncés communiquent plus que ce que les mots signifient d'après les conventions de la langue ;
  • l'explicite dépend de la signification conventionnelle des mots ;
  • l'implicite est sous-entendu ;
  • les propositions communiquées implicitement (implicatures) sont inférées à partir du contexte.

Biblio : Grice, “Logique et conversation”, in Communications, 30, 1979, pp. 57-72.

Les maximes de conversation (2/2)

Nos échanges conversationnels sont régis par des règles et des normes universelles qui s'imposent au locuteur rationnel :

  • coopérer, c'est satisfaire à une attente rationnelle dans la conversation, que permet l'inférence ;
  • cependant, les maximes conversationnelles sont là pour être intentionnellement transgressées ;
  • c'est la connaissance de cette violation qui permet de retrouver le contenu du signifié.

Code et inférence (1/3)

Pour Sperber et Wilson : Ces auteurs décrivent le modèle du code :

  • une énonciation est un message codé ;
  • interpréter un énoncé, c'est décoder ;
  • décoder, c'est recouvrir de pensée ce qui est conventionnellement associé d'après les règles de langage.

Biblio : Sperber et Wilson, “Précis of Relevance : communication and cognition”, in Behavorial and brain sciences, 10, 1987, pp. 697-699.

Code et inférence (2/3)

Selon Sperber et Wilson, la théorie de Grice conduit au modèle inférentiel :

  • une énonciation est une action douée de sens
  • le locuteur recouvre en contexte l'intention de communication de son interlocuteur
  • pour passer de ce qui est dit à ce que l'interlocuteur veut dire, ce qu'il a l'intention de communiquer : le locuteur produit des hypothèses
  • l'intention d'informer par le locuteur doit être reconnue par l'auditoire ;

Code et inférence (3/3)

  • l'auditoire doit pouvoir inférer le contenu des intentions de communiquer
  • l'énoncé et son contenu (d'après les ressources de la langue) sont un point de départ obligé
  • le passage de la forme sonore de l'énoncé à son contenu sémantique est un décodage
  • les hypothèses de l'auditoire ne dépendent pas de la signification linguistique de l'énoncé
  • les hypothèses dépendent des informations contextuelles accessibles et des principes généraux qui guident toute conversation rationnellement conduite (principe de coopération)

Mise en pratique

Écrire un court dialogue qui peut être compris différemment en fonction des contextes, les mettre en scène. Déterminer et décrivez :

  • les éléments de codes
  • les idées associées
  • la forme logique, les valeurs de vérité
  • l'énoncé et son contenu, l'énonciation
  • les énoncés constatifs, les énoncés performatifs
  • les conditions de réussite de l'énoncé
  • déterminer le cadre social et institutionnel
  • les conditions de compréhension, informations contextuelles, principes généraux
  • les signes d'intentions de communiquer
  • les éléments implicites (pragmatiques) et explicites (linguistiques)
  • les hypothèses du locuteur, implicatures et inférences
  • les coopérations
  • les violations et les règles de langage
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