my blog censured
By Thibaud Hulin on Friday, June 19 2009, 09:27 - Right - Permalink
My scientific blog, initially hosted by my research lab, became public after my positioning on the case Vincent Geisser. In this note, I recall the facts, and I discuss the decision that led to the (provisional) censorship of my blog.
Facts
On 16 June, to my astonishment, I received a phone call from my laboratory director. He said that I did not respect the charter CNRS laboratory and that my blog has been blocked. He asked me to remove this text, written on June 11. I will learn later than the reporting of my article is from the service of the CNRS Security Service. But the ticket in question quoted precisely. Disciplined, I withdraw my article in the next hour. Now my blog is visible again, cut this article.A very rapid decision
However, in reading the charter in question, I noted that this censorship is based on one sentence into two sides: the user ... "shall not state personal opinions which are unrelated to its activity could harm the CNRS". So I will the following two remarks.1. The purpose of my blog is not to make "personal opinions", but to build and maintain a professional network. Although not explicitly explained, this article concerns the social information processing in France. Therefore, it is clear linked to my research in library and information science.
2. It does not seem strange, at the CNRS, to discuss the CNRS. In particular, the fact discuss a malfunctioning public seems quite healthy to find a solution. It is advisable, when we maintain a science blog, to avoid an impersonal style. For my part, I think I just show a set of facts, the analysis may come later.
Freedom of the research in question
In this decision to the less rapid and effective, it's legitim to ask us some questions.1. The security department of the CNRS did he aim to support and assist the researchers? It'n not, because this service has the power to impose barriers. But then, which guarantees the separation of powers? What internal CNRS researcher can invoke if he is aggrieved ?
2. In wich measure we attend to the confusion between the political and scientific spaces ? I have been working for ten years in a CNRS, and I have no come-back of such interventions. In recent times there has been several challenges to the freedom of research: political speeches insulting, researchers brought to justice, and of course the case of Vincent Geisser.
3. What is the advantage of a direct censorship against a young teacher researcher? Why such a rush a few days before the convening of Vincent Geisser?
4. Are there any other security service of the CNRS in the work of researchers and young researchers, undoubtedly the most vulnerable in their careers?





Comments
Tenez bon, je pense qu'au CNRS, ils vont se rendre compte que ce n'est pas très bon pour l'image de la direction de fliquer ainsi les chercheurs !
la censure dont vous avez été l'objet n'est-elle pas un avatar de la loi HADOPI ?
Comme vous le dit Jérôme Segal, tenez bon
Courage à tous les chercheurs : je n'ai jamais entendu parler de tel harcèlement
Amicalement
Josette Marion
institutrice retraitée ( 76 ans)
Est-ce de la fausse naiveté de parler de la liberté intellectuelle des chercheurs alors qu'ils signent des contrats de recherche avec des organismes publics? et les contrats ANR? Les chercheurs découvrent-ils que leurs travaux servent à l'Etat? Pourquoi peu de chercheurs (en sciences humaines) se contentent-ils de leur salaire et pourquoi acceptent-ils de telles compromissions? (pour payer des précaires pour faire leur travail à leur place dans de nombreux cas?)
je suis également chercheur CNRS, spécialisé sur le moyen orient et le monde arabe (géographie et urbanisme).
Je me demande désormais si mes courriers sont lus, si mon ordinateur est visité, mes articles évalués à l'aune de l'idéologie de tel ou tel fonctionnaire.
Certains collègues qui ont été en poste en Tunisie ou en Syrie m'ont raconté que c'est le type de surveillance à laquelle ils étaient soumis de la part des autorités. La simple possibilité qu'on envisage cette comparaison fait réfléchir...
Merci de votre soutien à tous. En effet, je me demande moi aussi dans quelle mesure suis-je surveillé de près, et quel en serait l'intérêt... L'image du CNRS est en effet mise à mal par ces histoires. Je crains surtout que l'on en découvre d'autres...
Quant aux lois hadopi, dadvsi, loppsi, je crois qu'elles s'inscrivent dans cette logique d'une société de surveillance. De mon côté, ce que je crains, ce n'est pas tant d'être surveillé, que d'être ainsi baillonné de manière arbitraire.
Bravo pour votre réaction à cette tentative de censure. Je vous engage à y donner des suites. Il est important que vous fassiez donner tort à ce Fonctionnaire de Servilité Défense, non seulement pour les chercheur.e.s du CNRS mais pour tou.te.s celles et ceux qui exercent leurs libertés d'opinion et d'expression, et veulent continuer à pouvoir le faire.
Thibaud, je suis avec toi. Je relais ton message.
Je suis curieux de voir si moi aussi je vais recevoir un coup de fil… :)
Je suis thésarde à Paris et j'ai la preuve que dans mon labo mon ordinateur est "sous contrôle".
Big brother ne nous lache pas.
Terrifiant !!!!!
Retraité, anciennement Directeur de Recherche au CNRS, je suis scandalisé par l'intrusion d'un véritable « Commissaire politique» à la direction du CNRS. Ayant fait toute ma carrière au CNRS, je n'ai pas souvenir d'une telle intrusion du pouvoir politique dans le fonctionnement du CNRS. Il faut obtenir la suppression immédiate de cette fonction au sein de la Direction du CNRS, passée inaperçue lors de sa création, mais qui aurait dû susciter un tollé, compte-tenu du flou dans la définition du poste, ouvrant la porte à une mise en coupe réglée de la liberté des chercheurs.
De tout coeur avec vous
@gégé : Et pourquoi tant de haine envers les chercheurs? Peut-on continuer à faire de la rehcerche sans passer par l'ANR? Je crois que non. Est-ce extrêmement bas quand on dirige un labo de penser aussi à ceux dont on est responsable et de faire vivre le labo? Cela n'empêche pas de lutter pour que les choses changent. Et VOUS, vous faites QUOI contre le saccage de la recherche?
Bonjour et bon courage dans votre lutte contre cette société de surveillance dont parlait Foucault (de façon bien timorée et académique!) et qui se met progressivement en place dans tous les domaines de l'existence.
La convergence, l'interconnexion et la miniaturisation de toutes les technologies conduit à l'abolition de la "vie privée", à la totale transparence des personnes pour les administrations de toutes sortes.
Aujourd'hui cette surveillance (ne pas oublier le "et punir") entre au CNRS et les chercheurs, surtout les plus jeunes s'en émeuvent. Mais il serait vain de réagir à ce problème sur un mode corporatiste, c'est la société toute entière qui est touchée par le virus totalitaire de la défiance.
La délinquance, le terrorisme, même s'ils sont une réalité, sont surtout un prétexte, à la psychose gestionnaire mortifère des dirigeants. Malheureusement, nos pays sont peuplés de vieillards égoïstes et trouillards qui n'ont pas voulu s'embarrasser de marmots à torcher et découvrent un peu tard qu'il n'y aura personne pour payer leurs retraites. Cette société de vieux est crispée sur ses peurs, lui promettre de la "sécurité" c'est la mettre dans sa poche électorale. d'aucuns l'ont bien compris.
Le problème c'est que si le désordre total est mortifère, l'ordre total, tel un glacis d'atomes bien alignés l'est tout autant.
Pour lutter contre cette mort que l'on cherche à nous imposer, il convient que chacun là où il se trouve introduise un peu de désordre, de jeunesse, d'imprévisible, de déviance, de création, de liberté, ... mais aussi de fraternité et de solidarité dans les luttes contre le totalitarisme qui se met partout en place.
Nous y réfléchissons Adrien. Je me demande dans quelle mesure ce FSD ne se gêne pas pour confondre avis personnel et mission professionnelle, de son côté.
Je vous soutiens bien-sur ! (Tiens, bonjour à Damien)
Je suis responsable d'association, témoin dans des affaires pénales, employeur d'employés libres de leurs vies.
À tout ces titres l'état français qui voulait ficher les gosses dès la maternelle s'autorise à m'écouter, me ficher, me considérer comme potentiel agitateur, moi, simple titulaire d'un BEPC ; oui, oui, celui du collège...
Dans mon village, notre sarko-maire surveille le péquin qui vide ses poubelles...
Vous n'imaginez pas que vous chercheurs, les élites du savoir, dans un centre National, vous seriez privés de la suspicion généreuse de nos gouvernants paranos !